Dans un contexte marqué par la résurgence des épidémies et les défis liés à l’accès aux médicaments en Afrique, le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) renforce son accompagnement en faveur de la recherche scientifique et de la production pharmaceutique locale.
C’est dans cette dynamique que le Directeur général adjoint du FPI, Blaise Mastaky, a effectué une visite de travail au sein du Centre de recherche en phytothérapie, pharmacopée africaine et technologie pharmaceutique (CREPPAT). Cette structure congolaise, spécialisée dans la transformation des produits naturels en médicaments modernes, s’impose progressivement comme un acteur stratégique de la souveraineté pharmaceutique en République démocratique du Congo. Grâce à l’appui du FPI, le CREPPAT développe des solutions thérapeutiques innovantes issues de la recherche locale.
Au cours de sa visite, le Directeur général adjoint du FPI a découvert les laboratoires de recherche, les unités d’assurance qualité ainsi que les installations de production du centre. Il a également assisté à la présentation de plusieurs produits déjà développés par les chercheurs du CREPPAT, notamment Doubase C, Cancure et Hastro-C M.

Ces produits, conçus à partir des ressources naturelles locales et des recherches scientifiques menées par des experts congolais, traduisent l’ambition du CREPPAT de proposer des réponses thérapeutiques adaptées aux réalités sanitaires africaines.
Doubase C s’inscrit notamment parmi les solutions innovantes développées par le laboratoire, tandis que Cancure représente l’une des avancées prometteuses dans la recherche thérapeutique contre certains cancers. Mais au-delà de la production des médicaments, le CREPPAT se distingue surtout par son engagement dans la recherche scientifique appliquée aux grandes urgences sanitaires. Durant la pandémie de COVID-19, le centre avait bénéficié d’un accompagnement du FPI pour conduire des essais cliniques randomisés et contrôlés en collaboration avec des chercheurs de la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa et les Cliniques Universitaires de Kinshasa.
Aujourd’hui, les recherches du CREPPAT s’étendent également à d’autres maladies et épidémies qui préoccupent la RDC et le continent africain, notamment le Mpox (variole du singe) ainsi que le virus Ebola, dont les flambées récurrentes nécessitent des solutions thérapeutiques locales, rapides et adaptées. Les chercheurs du centre travaillent ainsi sur plusieurs pistes scientifiques destinées à renforcer la réponse nationale face aux crises sanitaires. Le Directeur général du CREPPAT a, pour sa part, insisté sur la nécessité de renforcer davantage les capacités techniques et financières du centre afin d’accélérer les recherches et d’augmenter la production industrielle des médicaments « Made in Congo ».
L’ambition affichée est de développer, d’ici les prochaines années, une gamme élargie de produits pharmaceutiques destinés à lutter contre les infections virales, certains cancers, le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies gastriques ou encore la drépanocytose. Prenant la parole, Blaise Mastaky a salué le travail accompli par les chercheurs et les responsables du CREPPAT.
Il a réaffirmé l’engagement du FPI à soutenir les initiatives industrielles et scientifiques capables de transformer la recherche congolaise en solutions concrètes au service de la population. À travers cet accompagnement, le FPI entend contribuer à l’émergence d’une industrie pharmaceutique nationale forte, innovante et compétitive, capable de réduire la dépendance extérieure de la RDC en matière de médicaments et de répondre efficacement aux défis sanitaires du pays.








